Vie consacrée

Vie consacrée dans le quartier des États-Unis, Lyon 8ème

 

→  Sœur Marie-Jo, Sœur Agnès et Sœur Yolande

Nous sommes « franciscaines de la propagation de la foi », c’est-à-dire, que nos premières sœurs ont choisi la spiritualité de François d’Assise, et d’être missionnaires dans la mouvance de Pauline Jaricot, initiatrice de l’œuvre de la Propagation de la Foi. Cette petite congrégation a commencé à Couzon au Mont d’Or (Rhône) en 1836 avec des ouvrières tisseuses venues de la paroisse du Bon Pasteur à la Croix Rousse.

Depuis ses origines, la congrégation a envoyé des sœurs au Dahomey (Bénin), en Inde (Pakistan), au Maroc, en Centrafrique, tout en ayant des fraternités en France et Belgique. Ici et là-bas, les sœurs ont fait l’école, travaillé dans les hôpitaux et dispensaires, l’animation rurale dans les villages, les écoles de catéchistes, assuré la catéchèse dans les paroisses…

Mais aujourd’hui, nous restons un petit nombre à l’âge de la retraite. Nous voulons être à la suite de François une présence simple et fraternelle dans nos lieux d’implantation.

Ici, dans ce quartier qui fut le lieu de notre première maison-mère et du premier noviciat, les sœurs ont depuis de longues années assuré une présence attentive aux personnes âgées et dépendantes dans la maison de retraite Caritas.

A ce jour, nous sommes trois dans la maison de la Foresta qui est notre maison générale. Nous continuons cette présence auprès des résidents, les accompagnant dans cette étape difficile du grand âge ainsi qu’auprès de leur famille.

Nous aimons cultiver des liens d’amitié fraternelle avec les personnes du quartier et nous sommes heureuses de participer à la vie de la communauté chrétienne de la paroisse.

La Foresta 11 Rue Florent 69008 LYON

 

→ Les Petites Sœurs de Jésus

Petite Sœur Josiane, Petite Sœur Odile, Petite Sœur Marthe Andrée : 23 rue Philippe Fabia / Lyon 8ème

VIE CONSACRÉE : histoire d’Amour

Nous suivons Jésus dans le sillage du père de Foucauld qui a vécu au Sahara. Il a répondu à l’appel du Seigneur en imitant la vie de Jésus à Nazareth, petite ville de Galilée.

La vie de Jésus -30 ans- a fait connaitre au monde le visage humain de Dieu : Jésus, un homme au milieu de son village, apprenant à travailler comme les autres artisans, tout en étant complètement relié à son Père.

C’est notre vie à nous aussi : travail ordinaire souvent précaire, parfois chômage… Aujourd’hui Jésus ne partagerait-il pas la précarité dans notre société actuelle ?

Chacune de nous trois, ici à Lyon, a eu une vie de travail soit en usine, soit à la chaîne, en atelier, aux pièces, en entreprise de ménage… ou en hôpital…

Notre lieu de vie est généralement dans les petits villages ruraux ou les banlieues des grandes villes où se côtoient diverses cultures comme en Galilée, et diverses religions aussi…

Notre vie centrée sur l’adoration eucharistique quotidienne appelle une présence qui engage totalement dans ce « vivre avec » les frères et les sœurs qui nous entourent. Que Jésus puisse traverser nos vies et dire Son Amour… C’est un défi… mais en même temps ceux qui nous entourent nous évangélisent.

« Crier l’Evangile par toute sa vie » disait le père de Foucauld. Nous essayons de marcher sur cette route exigeante, où les rencontres et les échanges dans la simplicité du quotidien, nous apportent beaucoup de joies.

Nous nous sentons déléguées pour porter au Seigneur les soucis, les joies, les peines de ceux qui nous sont proches comme aussi de ceux qui sont loin, car cette « vie de Nazareth » est vécue par nos sœurs dans plus de 60 pays. Elles nous gardent un cœur ouvert au monde où nos petites communautés sont de « petites graines » enfouies dans les Nazareth d’aujourd’hui. Puissent-elles porter du fruit !

(Nous avons plusieurs noviciats dans le monde.)

 

→ Sœur Christiane, Sœur Rachel, dominicaines en mission ouvrière

Comment nous sommes-nous comportées dans le monde du travail en usine, qui nous était à toutes trois inconnu ? D’abord, dans la discrétion et l’écoute, dans les bonnes relations avec tous et toutes, dans l’écoute, en accueillant l’aide des personnes plus qualifiées que nous dans le travail, dans le souci du travail bien fait, souci premier… pour les travailleuses des chaînes, en partageant les conversations qui détendent ! sans forcément donner des conseils, mais prêtes à en recevoir pour enrichir notre science ouvrière ! Nous avons appris l’amitié, le partage, l’entraide, la rencontre. Quelquefois on pouvait échanger d’une chaîne à l’autre et bien rire… Un jour, mes voisines de chaîne parlent des « bonnes sœurs »… Mon sourire me trahit ! -Tu en es une, toi ? … Oui… et mes trois jeunes amies éclatent en sanglot… Pourquoi ? Nous pouvons enfin être dans la vérité…

L’accueil est bien fraternel : aujourd’hui elles sont encore proches et nous partageons souvent les soucis de leur vie.

Peu de temps après, le syndicat m’a déléguée pour prendre en charge un travail dans l’hygiène et la sécurité. Un travail commun, des luttes ensemble, avec des acquis, pas toujours, et parfois au détriment de l’équilibre et de la santé. Mais, pourtant, une forte amitié partagée, que j’ai connue dans un accroc de santé.

Et puis c’est le départ à la retraite : « On se reverra ! » Oui, pour quelques-unes, assez souvent.

Et maintenant ?

Il y a souvent des appels de camarades éprouvées dans leu vie : maladie, deuil… difficultés familiales, soucis des grands enfants. Et un appel auquel nous ne nous attendions pas : « Nous voulons des rencontres pour parler de la foi. » Un groupe se forme avec 6 personnes. Il dure depuis plus de 15 ans… et il compte de 14 à 15 personnes aujourd’hui. C’est pour nous un merveilleux cadeau !

Pour conclure : Nous avons toujours respecté le style de vie de nos camarades, sans donner de leçon. Nous avons parlé de Dieu si on nous le demandait, sans cacher notre foi… et il nous semble qu’elle s’est enrichie, qu’elle nous est plus précieuse. Et donc nous remercions Dieu pour la mission qu’il nous a confiée, pour la Congrégation qui nous a envoyées… et pour nos camarades qui nous ont enrichies !

→ Marcelline, Monique, Odile, consacrées de l’Emmanuel

Au cœur de la communauté de l’Emmanuel fondée par un laïc consacré, Pierre GOURSAT, des vocations particulières sont nées : vocations sacerdotales et appel à un Célibat consacré. Les consacrées de l’Emmanuel font partie de cette communauté de laïcs.

Notre vocation est éclairée par l’exemple de sainteté simple et humble de la Vierge Marie. En effet, nous nous reconnaissons filles de Dieu le Père et nous répondons à son appel d’une part, par une volonté d’union intime à Jésus-Christ jusqu’à l’imiter dans les traits même de sa vie terrestre c’est à dire sa pauvreté, sa chasteté, son obéissance et d’autre part, par une vie sous la conduite de l’Esprit-Saint au cœur du monde.

Concrètement :

* nous vivons l’union au Christ à travers la prière d’adoration eucharistique, la Parole de Dieu, l’eucharistie et la louange qui sont les fondements de notre vie quotidienne. Nous nous engageons à 2 heures de prière par jour dans la mesure où notre situation professionnelle nous le permet et à avoir une vie sacramentelle soutenue.

* la vie dans le monde sous la conduite de l’Esprit-Saint se traduit par le fait que nous avons une vie active et responsable. En effet, à la suite du Christ qui s’est incarné dans le monde et a partagé la vie des hommes, nous sommes appelées à vivre notre vocation dans le monde et la société. Pour cela, nous exerçons une activité professionnelle (profane ou ecclésiale) qui est une partie constitutive de notre vie et que nous vivons comme une mission. Nous exerçons tout type de métiers : les métiers classiques comme enseignantes, infirmières… et d’autres métiers moins courants comme par exemple contrôleur aérien, pharmaciennes, contrôleur des impôts… L’existence de contraintes professionnelles nous engage à vivre notre appel à la mission de manière responsable à l’écoute de l’Esprit-Saint. Nous ne pouvons pas, en effet, répondre à toutes les sollicitations pour des raisons de disponibilité professionnelle.

Les consacrées de l’Emmanuel, avec tous les membres de la Communauté, participent aussi aux œuvres de compassion et d’évangélisation de la communauté.

Cet appel est un don gratuit de Dieu que nous n’avons pas mérité et que nous portons dans des vases d’argile (1 Corinthiens1, 26 et suivant).

Nous comptons sur votre prière et vous assurons de la nôtre.

 

 

Découvrez le nouveau site de l'ensemble paroissial :

www.nd-misericorde.com