« Le salut, pour-quoi, comment ?» (suite)

Voici une présentation abrégée du thème des homélies de carême :

Troisième Dimanche (27 mars) : l'Eau Vive

Le père Daniel Thévenet, franciscain conventuel de Cholet, est venu nous témoigner qu'il rencontre toujours des « Samaritaines » ayant soif de l'Eau vive (voir l'évangile en Jean 4). Même si beaucoup autour de nous semblent indifférents au message de l'Evangile, ceux qui font l'expérience de recevoir la « douche de l'Esprit Saint » dans une « effusion de l'Esprit » en sortent renouvelés. Jésus a soif de donner son Esprit à celui qui lui demande, et il nous faut lui demander tous les jours d'être renouvelés dans notre baptême.

Quatrième Dimanche (3 avril) : l'illumination de la Raison

La guérison de « l'aveugle-né » en Jean 9 renvoie à nos propres aveuglements. « du moment que vous dites 'nous voyons!', votre péché demeure »... parole étonnante de Jésus. Veut-il signifier que nous ne pouvons rien voir par nous même, rien comprendre de ce qui nous entoure? Non bien sûr. Fait à l'image de Dieu, l'homme est doué d'une intelligence capable de reconnaître et de 'connaître' Dieu à travers ses œuvres, et d'appréhender la réalité qui l'entoure. En effet, le fondement de la connaissance du réel se situe dans la Création : la raison créée peut 'logiquement' comprendre les phénomènes qui répondent à une même logique, une même 'Sagesse' créatrice.

Ainsi la Raison et la Foi ne s'opposent pas, mais se soutiennent mutuellement. « Croire pour comprendre et comprendre pour croire » selon l'adage de Saint Augustin. Il s'agit de deux modes de connaissance qu'il faut distinguer sans les opposer. Mais la connaissance de la foi est plus 'certaine' que la connaissance de la raison. La Foi dépasse les limites de la compréhension intellectuelle pour adhérer à ce que Dieu lui révèle de lui-même et de l'homme lui-même. Parce qu'il fait confiance à celui qui lui parle et qui l'a guéri, l'aveugle-né peut adhérer à la révélation que Jésus est le Messie Sauveur, et cette adhésion est plus assurée que toute démonstration scientifique : « Je crois, Seigneur ! » et il se prosterna...

La Raison doit donc accepter de se laisser « éclairer », illuminer par la grâce reçue de Dieu, au risque de rester enfermée et amputée.