Paroisse Notre-Dame des Apôtres
Paroisse catholique ND des Apôtres (église Saint Jacques des États-unis, église ND de l'Assomption, Monplaisir-La Plaine),
Lyon 8e
Diocèse de Lyon - Communauté de l'Emmanuel
Dimanche 20 mai, 17 enfants vont recevoir Jésus pour la première fois dans le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie. Réjouissons-nous pour ces jeunes qui vont se nourrir de la présence même de Jésus, et de prier pour que ce ne soit pas la dernière mais la « première des communions ».
Jésus se donne lui-même entièrement à chaque messe sous une apparence extrêmement simple. Et cela nous interroge tous : communier à la messe, est-ce un geste habituel ou machinal, ou est-ce un moment de ressourcement central dans ma semaine ? Le Concile Vatican II a parlé de l'Eucharistie comme étant « la source et le sommet de la vie chrétienne » (Lumen Gentium 11).
Avant d'aller communier, est-ce que je veux vraiment vivre une communion au Christ, en pensée, en parole, en action ? Ai-je ce désir ardent de me nourrir de Sa présence ? Ai-je conscience qu'Il attend de me rencontrer dans un cœur à cœur, comme au puits de Jacob avec la Samaritaine (Jean 4, 10 : « si tu savais le don de Dieu, c'est toi qui m’aurais demandé à boire.. »)... Bien sûr certains d'entre nous communient « en esprit » car ils veulent respecter ce que dit l'Eglise sur les conditions de la communion, et la bénédiction reçue est vraiment « communion spirituelle ».
Et après la communion, est-ce que je prends un temps de silence pour « goûter combien le Seigneur est bon » (Ps 33, 9) ? La communion reçue va-t-elle entraîner le service de la communion fraternelle, dans ma vie quotidienne et d'abord en Eglise, en paroisse ? Quel sens a la communion, si un instant après, c'est la parole de critique ou l'attitude distante et indifférente ?
père Benoît
Chaque vocation particulière naît de l’initiative de Dieu, est don de l’amour de Dieu ! C’est Lui qui fait le “premier pas”, non à cause d’une particulière bonté rencontrée chez nous, mais grâce à la présence de son amour « répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint » (Rm 5, 5).
En tout temps, à la source de l’appel divin, il y a l’initiative de l’amour infini de Dieu, qui se manifeste pleinement en Jésus Christ. Comme je l’ai écrit dans ma première Encyclique Deus Caritas est (Dieu est Amour): « En fait, Dieu se rend visible de multiples manières. Dans l’histoire d’amour que la Bible nous raconte, Il vient à notre rencontre, Il cherche à nous conquérir – jusqu’à la dernière Cène, jusqu’au Cœur transpercé sur la croix, jusqu’aux apparitions du Ressuscité et aux grandes œuvres par lesquelles, à travers l’action des Apôtres, Il a guidé le chemin de l’Église naissante. Et de même, par la suite, dans l’histoire de l’Église, le Seigneur n’a jamais été absent : il vient toujours de nouveau à notre rencontre – par des hommes à travers lesquels il transparaît, ainsi que par sa Parole, dans les Sacrements, spécialement dans l’Eucharistie » (n. 17).
Pâques est la plus grande fête chrétienne. Autour de nous, beaucoup l'ont oublié et ne pensent qu'aux œufs en chocolat.. Pour nous chrétiens, c'est le cœur de notre année liturgique, et il faut le vivre avec ferveur, au moins autant que le Carême, pendant le temps pascal, jusqu'à la Pentecôte (qui veut dire 'cinquantaine').
Quelques rappels historiques d'un spécialiste de liturgie :
« Presque aussitôt que la Pâque chrétienne entre dans l'histoire, elle apparaît comme une fête qui se poursuit durant cinquante jours. Tous les jours de cette cinquantaine doivent être célébrés 'dans une grande allégresse' ; selon Tertullien, ils constituent un unique jour de fête qui, dit saint Irénée (au 2ème siècle), 'a la même portée que le dimanche'.
Alors que la Pentecôte juive est une fête de la moisson et de la commémoration de l'Alliance (par le don de la Loi sur le Sinaï), fixée au cinquantième jour après Pâques, la Pentecôte chrétienne est une période de cinquante jours durant laquelle chaque jour a même valeur et même fonction. Le mystère de la Résurrection y est célébré avec toutes ses harmoniques... Les privilèges du jour du Seigneur s'étendent à la Cinquantaine pascale : on y prie debout et le jeûne est interdit. De même toute la Cinquantaine offre-t-elle 'le temps le plus heureux' pour conférer le baptême (Tertullien). Si le dimanche est à la fois le premier et le huitième jour, le 'grand dimanche' que constitue les 50 jours de Pentecôte (selon St Athanase au 4ème siècle) s'ouvre avec le jour de la Résurrection et se développe sur huit dimanches. Elle est donc une octave de dimanches et 'une semaine de semaines' (St Basile). L'insistance sur l'octave des dimanches souligne le caractère eschatologique de la Cinquantaine pascale : 'Toute la Pentecôte nous rappelle la résurrection que nous attendons dans l'autre siècle', déclare saint Basile (au 4ème siècle).
(« L'Église en prière – La Liturgie et le temps » de A. G. Martimort)
Vivons donc ce temps pascal dans la joie de renouveler la foi de notre baptême pendant 50 jours !
père Benoît
La formation à la première communion des 5 samedis après-midi est terminée. Prochain rendez-vous pour les parents des enfants inscrits : réunion d'information sur la retraite et la célébration, le mercredi 2 mai à 20h à l'église ND de l'Assomption.
Merci à ceux qui ont aidé ou participé à la semaine de mission paroissiale du 12 au 18 mars dernier: allez voir les photos
Prenez des curés dynamiques de 2 paroisses, des jeunes missionnaires de l’ESM, des paroissiens motivés…..et le feu de l’Esprit Saint s’allume !!
Le programme de la mission en poche, me voilà partie pour témoigner de ma joie de croire en Dieu :
Rythmée par la louange, la prière, je me suis laissée portée à la rencontre des pensionnaires d’une maison de retraite : les temps d’échanges furent courts mais voir leurs visages s’illuminer à la vue de la carte de Pâques m’a réjouie.
Sur le marché des Etats-Unis, là il m’a fallu plus d’audace pour aller à la rencontre des gens (merci Hélène de l’ESM pour ton soutien !) mais, malgré les regards fuyants pour ne pas répondre au simple « bonjour », il me restera l’échange avec Mohamed, musulman, qui nous a autorisées à prier pour lui, pour sa solitude, son mal être. Il y eut aussi cette dame âgée qui a vu construire l’église St Jacques et qui, tout à coup a retrouvé toute sa mémoire pour nous réciter les stations du chemin de croix en latin ! : Elle était elle-même toute bouleversée.
Ainsi, j’ai vécue une semaine riche ponctuée de temps d’écoute avec le père Ange Rodriguez sur le combat spirituel, de temps de paix lors de la soirée miséricorde, de temps de réflexion avec les sketchs et mimes des jeunes missionnaires, de temps de fête avec le repas partagé suivi du théâtre, et un temps d’envoi avec la messe dominicale présidée par Mgr Barbarin qui a redonné à chacun des forces pour continuer à ouvrir davantage nos cœurs.
Gardons le désir de la mission dans nos quartiers !
Laurence
ou le pardon selon Dieu
Depuis que je suis prêtre, j'ai toujours été émerveillé en confessant les enfants par leur manière de regarder leurs péchés. Bien sûr (et c'est tant mieux!), ils sont malheureux de ne pas aimer Dieu et leur prochain de tout leur cœur, mais, comme le dit Péguy, ils « pleurent d'espérance ». Si bien qu'au lieu de s'effrayer de l'avenir ou de n'en rien attendre, ils rebondissent sur lui comme sur une promesse. On en voit très concrètement les effets. Le prêtre leur dit : « si tu demandes de tout ton cœur à Jésus de t'aider, il le fera. » Ils le croient, et voilà que cela marche !
Il en va autrement des adultes qui, comme chacun sait, ont souvent des nœuds bien plus difficiles à défaire. Ce n'est pas une question de gravité des péchés (on peut pécher gravement à tout âge), mais de manière de les regarder, qui se traduit aussi par une manière de les dire. Ce qui, en nous, est germe de mort, induit une répétitivité désespérante, parce qu'elle fait naître la conviction que jamais rien ne changera. Se confesser ? Peine perdue, je l'ai déjà fait tant de fois ! Impensable, dès lors, de pleurer en espérance. Impensable de regarder l'avenir comme une promesse : selon le mot de l'Ecclésiaste, « ce qui a été, c'est ce qui sera » (Qo 1,9)
A ce genre de conviction qui nous empêche de vivre, il est vain de répondre par de « bonnes paroles » : rien n'est inéluctable, cela peut changer, il ne faut pas se décourager... Je préfère cette expression fulgurante qu'employait un jour saint Jean-Marie Vianney pour parler du sacrement de réconciliation : « oublier l'avenir » ! A l'objection sempiternelle « je sais déjà que je retomberai », Jean-Marie Vianney répondait en tournant le regard vers Dieu : « il sait déjà que vous pécherez encore, et pourtant il vous pardonne. Combien est grand l'amour de notre Dieu qui va jusqu'à oublier volontairement l'avenir pour nous pardonner ! »
… Oublier l'avenir : tel est l'enjeu de la confession des péchés. Oublier l'avenir comme le fait un enfant, et recevoir ainsi à nouveau le présent comme un commencement et un avenir offert. Oublier l'avenir comme le faisaient les foules qui venaient écouter Jean-Baptiste et se faire baptiser par lui « en confessant leurs péchés » (Mc 1,5)... Oublier l'avenir pour confesser, non l'échec de mes illusions, mais le cadeau toujours nouveau que Dieu me fait en me délivrant de mes péchés par sa miséricorde...
Mgr Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire de Lyon
Date de dernière mise à jour : 12/05/2012
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